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Prémices de la Révolution

Prémices de la Révolution

Le contexte historique du Règne de la Terreur

« Je ne vis que de petites rues sales et puantes, de vilaines maisons noires, l'air de la malpropreté, de la pauvreté, des mendiants, des charretiers, des ravaudeuses, des crieuses de tisanes et de vieux chapeaux. »
— Jean-Jacques Rousseau

En ces temps où le monde est bouleversé par un fléau épidémiologique sans précédent, revenons sur l’une des périodes les plus sombres de notre pays : la Révolution française. Vous pourrez bientôt plonger dans les intrigues et les luttes intestines qui ont dévasté la France au 18e siècle grâce au supplément Le Règne de la Terreur pour L’Appel de Cthulhu !

Ce scénario en deux parties se déroule au cours des années 1789 et 1794. On peut le jouer comme une mini-campagne distincte, ou comme un interlude historique à insérer dans la campagne Terreur sur l’Orient Express. Mais découvrons plus précisément à quoi ressemblait l’existence des Parisiens à cette époque-là…

Paris en 1789 : Vie quotidienne

« Le centre de la ville, obscur, resserré, hideux, représente le temps de la plus honteuse barbarie. »
— Voltaire

Paris est l’une des plus grandes villes d’Europe, la deuxième après Londres, avec une population d’environ 600 000 âmes. Nombre de splendides bâtiments ne font toutefois pas oublier qu’il s’agit à bien des égards d’une ville hideuse. La Révolution est sur le point d’éclater : la colère, la souffrance, l’injustice et l’inégalité qui vont engendrer la Terreur sont presque tangibles.

On a démoli les vieilles murailles défensives au siècle dernier. À présent, quiconque pénètre dans la ville doit passer le mur flambant neuf, néoclassique et détesté qu’ont bâti les fermiers généraux responsables de la levée de l’impôt. Il mesure 25 kilomètres de long, de 4 à 5 mètres de haut, et comporte cinquante-six portes. Les postes de contrôle permettent de lever des taxes sur tous les produits entrant dans Paris, faisant exploser le prix du vin, de la farine, des fruits et des légumes. Les taxes font tripler le prix d’une pinte de vin, et des centaines de tavernes (appelées guinguettes) se sont donc installées hors de la ville pour éviter de les payer, accueillant ainsi les ouvriers et la classe moyenne.

Dans les murs, les quartiers les plus aisés sont grandioses. Le 18e siècle a vu exploser la construction de bâtiments et de monuments néoclassiques, ainsi que celle des vastes boulevards qui sont devenus des sites de promenade populaires. Le style néoclassique, basé sur l’architecture gréco-romaine, confère aux quartiers riches une apparence uniforme avec ses bâtiments de hauteur identique. Néanmoins, on ne trouve de trottoirs que dans les zones les plus huppées car il s’agit d’une innovation récente.

Autour de l’île de la Cité, le centre de la ville est surpeuplé, sombre et insalubre. Dans les rues pavées, tortueuses, étroites et crasseuses, les chariots, charrettes et animaux de trait se bousculent et se disputent le passage. Dans ces pâtés de maisons de petite taille, c’est en hauteur que les bâtiments se déploient : quatre, cinq, voire six étages, si élevés qu’ils empêchent la rue de voir le jour.

Le bâtiment standard, haut et mince, mesure environ 18 mètres de haut et est composé de calcaire et de plâtre sur une structure de bois. Il comporte un sous-sol unique. Au rez-de-chaussée, deux boutiques font face à la rue, chacune abritant le logement de son propriétaire à l’arrière. Un couloir étroit mène à l’escalier qui monte aux étages, puis à une petite cour située derrière l’édifice. Au-dessus, chacun des trois étages comprend quatre chambres à louer, tandis que le grenier sous le toit en abrite cinq. La plupart des appartements comprennent trois chambres ou moins, la moitié seulement disposant d’une cuisine. Presque aucun ne comprend de toilettes ou de salle de bain. Le loyer représente 30 à 40 livres par an pour une mansarde (sous le toit), et 60 livres par an pour un appartement de deux pièces, alors que les pauvres gagnent à peine 30 sous à la journée.

Les cloches des églises ponctuent la journée d’un véritable tintamarre. Il y a 66 églises, 92 chapelles, 13 abbayes et 199 couvents à Paris, chacun d’entre eux annonçant les services réguliers… mais pas toujours à l’heure juste. Une grande horloge est installée à la tour du palais de l’île de la Cité, et au Palais Royal, un canon tire à midi pile, tous les jours. Les Parisiens les plus aisés commencent à posséder des montres à gousset.

La ville est dangereuse, la nuit : tire-laines et voleurs désespérés rôdent dans les ruelles. Pourtant, on décèle quelques signes de progrès encourageants. Le guet de nuit est récemment passé à quatre cents hommes, et les premières lanternes de métal éclairent les artères principales. Dans le labyrinthe obscur des rues de la ville ou le long des grands boulevards illuminés, les pauvres vont à pied, les membres de la classe moyenne louent des attelages et les riches circulent à cheval ou en carrosse.

Vie politique

« Jamais événement ne fut si inévitable et pourtant si imprévisible. »
— Alexis de Tocqueville

La France de 1789 est une véritable poudrière. Une caricature de l’époque représente un vieux paysan plié en deux sous le poids de l’évêque et du noble qu’il porte sur son dos. Seuls les nobles ont accès aux fonctions les plus élevées au sein de l’Église (qui contrôle les cours de justice) et peuvent devenir officiers dans l’armée. Ils sont exemptés de la plupart des taxes qui pèsent sur les pauvres (l’impôt sur le sel, la gabelle, est particulièrement détesté). L’aristocratie a confié la levée de ses droits féodaux et des impôts qui lui reviennent à des hommes de loi qui exercent une pression cruelle sur les paysans afin de tirer un maximum de profit, alors même que les mauvaises récoltes entretiennent le spectre omniprésent de la famine.

L’État est presque en faillite après la guerre de Sept Ans et la guerre d’indépendance américaine. Le roi et son royaume sont à court d’argent, mais tous les efforts du ministre des Finances du roi pour établir un impôt équitable, épineux problème s’il en est, sont contrés par les nobles et le riche clergé. En outre, la classe moyenne, de plus en plus prospère, réclame elle aussi sa part du gâteau, essayant d’arracher la mainmise des nobles et de l’Église sur les fonctions profitables et de mettre un terme au privilège de la naissance.

Au début de l’année 1789, de bruyantes discussions ont lieu chaque soir dans les cafés du Palais-Royal. Des foules se rassemblent pour entendre les nouvelles et lire les derniers pamphlets politiques calomnieux que crachent les presses à imprimer à une vitesse stupéfiante. Les clubs et les salons politiques chics se multiplient.

En juin 1789, le roi convoque les États-Généraux rassemblant les trois « états » (clergé, nobles et roturiers ou tiers état) pour tenter de résoudre les problèmes financiers du pays. Malheureusement, les trois états finissent par se quereller. Le tiers état se sépare pour former l’Assemblée nationale, qui force le roi à reconnaître son autorité. L’Assemblée nationale commence à rédiger la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. La première étape de la Révolution s’achève sans effusion de sang. Cette modération ne durera pas longtemps...

L’administration civique

L’administration civique de Paris est délibérément divisée afin de conserver la ville sous contrôle royal. Paris est donc gouverné par une horde de lieutenants royaux, de prévôts et d’autres fonctionnaires détenant pour beaucoup des fonctions purement cérémonielles, et dont aucun ne dispose réellement du pouvoir.

Le lieutenant général de police, établi au Châtelet, a pour mission de maintenir l’ordre public, de contrôler les poids et mesures ainsi que de veiller à la propreté et à l’éclairage des rues. Aux yeux des Parisiens, la police est corrompue et inefficace, et les relations entre le peuple et elle ne cessent de se tendre.

Les investigateurs

Vous trouverez dans cet ouvrage plusieurs investigateurs prétirés, désignés par le terme « soldats » ou « investigateurs » dans le texte. La description de chacun présente sa vision du monde ainsi que certains personnages non joueurs (PNJ) qui comptent pour lui. Dans le texte de cet ouvrage, on suppose que ce sont eux que les joueuses utilisent pour jouer les scénarios. S’ils préfèrent toutefois développer leurs propres personnages, le Gardien doit superviser l’opération afin qu’ils créent des liens et des contacts similaires.

Les investigateurs ont tous un point de vue différent sur la Révolution, trois d’entre eux étant plutôt du côté de la monarchie et les trois autres se montrant plus sensibles aux souffrances du peuple. Les tensions entre ces deux points de vue peuvent susciter des discussions mémorables entre personnages : l’équilibre des forces permet d’accroître la tension dramatique. Voici l’ordre dans lequel il vaut mieux choisir les personnages, au cas où vous auriez moins de 6 joueuses à la table :

  • Le sergent Renault, un officier qui a la tête sur les épaules.
  • Beaumains, un idéaliste.
  • Dupois, un vieux soldat qui boit trop.
  • Pressi, un jeune soldat romantique.
  • Babin, un porte-étendard du régiment et bon vivant.
  • Hugel, un ravitailleur (« vivandier ») plein de ressources.

Avant que les joueuses ne fassent leur choix, informez-les que, Renault étant sergent, sa parole a donc force de loi. Les personnages sont des soldats français et ils lui obéissent, qu’on se le dise !

Par conséquent, mieux vaut que les joueuses se choisissent un chef et lui confient le rôle de Renault. Laissez ensuite les autres choisir leurs personnages et donnez-leur le temps de se familiariser avec leur passé.

Si certains personnages ne sont pas interprétés, vous pouvez en faire des personnages non joueurs disponibles, qui se révéleront pratiques si l’un des investigateurs se fait tuer ou devient fou.

Aux armes !

Une époque de lutte, d’intrigue et d’horreur. Un pays divisé, où les riches jouissent du luxe et de la fortune tandis que les pauvres n’ont même pas de quoi se payer un quignon de pain. La famille royale et sa cour de flagorneurs vit dans de palais en palais tandis que les miséreux doivent s’échiner dans la crasse et la boue. Les cris de colère et de rage face aux injustices du quotidien se font de plus en plus entendre, poussant le peuple à s’unir pour renverser l’Ancien Régime et créer des lendemains plus souriants et porteurs d’espoir. Mais c’est justement là que les espoirs vont tourner comme un mauvais vin, ouvrant la voie à une période de terreur.

Préparez-vous à vivre une expérience révolutionnaire inédite avec Le Règne de la Terreur, disponible en français dans les mois à venir !


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