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La Nuit du Météore

La Nuit du Météore

Aperçu d'un Scénario d'Apocalypse Zombie

« On doit juste survivre. Si on arrive à se planquer, tout se passera bien. Le gouvernement va gérer la crise. Non ? Enfin, on est juste des citoyens lambda, qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse ? »
– Un survivant… qui n’a pas encore bien saisi l’ampleur du problème.

Apocalypse Zombie est un jeu de rôle dans lequel vous et vos amis devez tenter de traverser la fin du monde, tout en évitant de vous faire dévorer par des zombies (élément essentiel à la survie, évidemment). Ici, contrairement à d’autres jeux, vous n’incarnez pas des héros invincibles ou de dangereux hors-la-loi, mais vous-mêmes, dans des lieux et auprès de personnages de votre quotidien !

Est-il besoin de préciser que les événements d’Apocalypse Zombie sont fictifs ? Les zombies n’existent pas (enfin, pas encore) et le monde ne court pas à sa perte par leur faute (du moins, on l’espère). Il s’agit d’un jeu et il n’a d’autre but que notre distraction. Bien sûr, ici, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé n’a rien de fortuit, ce qui embrouille un peu la situation par rapport à d’autres JDR. Avant d’entamer une session, il peut s’avérer judicieux de discuter avec vos compagnons de leurs attentes, afin de s’assurer que personne ne sera dérangé par les scènes qui se dérouleront durant la partie.

Si certains membres de votre groupe risquent d’être perturbés par la description détaillée de proches se faisant dévorer par des morts-vivants, mieux vaut rester dans le flou. Si quelqu’un préfère incarner une version plus fictive de lui-même, cela n’a rien de gênant non plus. Les événements d’une apocalypse zombie sont assez horribles : n’hésitez donc pas à les aborder de façon légère, voire comique, si cela met votre équipe plus à l’aise. Le plus important, c’est que tout le monde s’amuse et que tous les PJ aient au moins une chance de tirer leur épingle du jeu. Le vaudou est réel, mais il n’a rien à voir avec celui présenté dans les films (ou dans ce jeu). Par conséquent : pas de panique, là non plus !

Nous vous avons déjà présenté la gamme La Fin du Monde dans son ensemble à travers notre première preview, ainsi que les différences flagrantes qui existent entre elle et un jeu de rôle « classique » dans la seconde. Aujourd’hui, l’heure est venue de nous pencher sur le premier scénario de l’ouvrage Apocalypse Zombie, et de vous en dévoiler davantage sur l’aventure initiale qui vous attend face aux morts-vivants.

Une Odeur de Fin du Monde

« Ils viennent pour vous… ou pas. »

Le chapitre « Scénarios » d’Apocalypse Zombie présente cinq situations bien distinctes dans lesquelles les zombies provoquent la fin du monde. Chacune d’elle propose une version unique du concept d’apocalypse zombie, ainsi que ses conséquences. Chaque fois, les zombies sont différents, du classique mort-vivant titubant aux prédateurs rapides, en passant par les cadavres animés du vaudou, et même des créatures aux origines encore plus étranges. Ces scénarios comprennent les informations nécessaires sur la nature des monstres, les moyens de les tuer et la façon dont les événements se précipitent après leur apparition, ainsi que de nouvelles surprises et des défis pour les joueurs. Les découvrir les uns après les autres permet aux joueurs de voir comment différentes stratégies de survie fonctionnent et d’explorer différentes parties de leur monde durant – et après – l’effondrement de leur univers.

Pourquoi une Apocalypse Zombie ? D’un point de vue purement pratique, parce qu’il s’agit d’un scénario de fin du monde dont on a tous plus ou moins entendu parler. Les films, la télévision, les romans, comics et jeux vidéo ont tous exploré ce concept, avec nombre de rebondissements et de morts-vivants variés. La plupart de ces récits sont axés autour d’un petit groupe de survivants, souvent des citoyens lambda, qui tentent d’en réchapper – contexte idéal pour un JDR, en particulier si les joueurs incarnent leur propre rôle. Il y a de grandes chances que les membres de votre équipe se soient déjà demandé comment ils se débrouilleraient en cas d’invasion de zombies.

Leurs connaissances dans ce domaine pourraient tout simplement sauver la peau de leurs personnages… Les zombies sont la manifestation parfaite de la fin du monde. Inexorables, infatigables, contagieux et échappant à de toute logique : tout ce qui vous effraie, tout ce que vous imaginez capable d’annihiler notre civilisation, ils le symbolisent. De l’horrible épidémie résistant à tout traitement au désastre écologique, en passant par l’idéologie meurtrière, toutes les fictions de ce genre abordent cette métaphore. Les morts-vivants irraisonnés, autodestructeurs et impitoyables, représentent les pires travers de l’Humanité, poussés à l’extrême. Comment ne pas s’identifier aux survivants de ces récits ? Ils font partie des rares individus rationnels restants, entourés de hordes de prédateurs décérébrés. Et si vous n’êtes pas prudent, vous aussi vous perdrez votre santé mentale. Vous pourriez même finir par être tenté d’abandonner et de rejoindre leurs rangs…

La mort est notre peur ultime et les zombies en représentent la plus terrible manifestation. Ils incarnent ce sort inéluctable à tous points de vue ; ce qui nous guette tous. Tout comme elle, ils nous traquent lentement, mais sans jamais renoncer. Ils symbolisent notre passé parsemé d’erreurs et notre avenir le plus funeste. En outre, admettons-le, ils permettent de s’amuser avec des tonneaux de sang et une violence illimitée. Que ce soit à des fins d’horreur ou d’humour scabreux, au moins, vous savez que vous explorez la condition humaine, et c’est le principal. Et, détail à ne pas négliger : les zombies, c’est cool !

La Nuit du Météore

« Pourtant, ça marche, dans les films ! »

Au fil des ans, le cinéma, la télé ainsi que les éditeurs de romans et de comics ont proposé quantité de récits catastrophe à base de morts-vivants. L’apocalypse zombie est devenue l’un des sous-genres les plus connus des XXe et XXIe siècles. Bien sûr, au fil de la multitude d’ouvrages et d’heures de programme dédiés à ce sujet, le cataclysme planétaire qui y succède a pris une quantité infinie de formes.

Apocalypse Zombie présente cinq scénarios de ce type. Chacun d’eux couvre les principaux moments du drame et les jours, semaines, mois et années à venir, y compris les différentes « espèces » de créatures propres à chaque scénario. Une chronologie présente quantité de détails sur les événements à grande échelle de chaque hypothèse de départ, ainsi qu’une liste de sites et de PNJ pour fournir au MJ les éléments nécessaires pour camper le décor.

La dernière section de chaque partie est consacrée à l’état de la société une fois que la race humaine a perdu sa suprématie ou s’est réapproprié une sécurité toute relative devant les hordes de morts-vivants. Les lieux post-apocalyptiques et les PNJ fournissent une trame permettant aux MJ de bâtir des récits qui se déroulent dans les décombres de la fin du monde.

Pour mieux illustrer ces propos, voici la présentation du premier scénario, « La Nuit du Météore », dans son mode Apocalypse et dans son mode Post-Apocalypse. Ouvrez grand les yeux et levez la tête vers le ciel : le spectacle va commencer…

Scénario 1 : Mode Apocalypse

Tout a débuté avec cette étrange pluie de météorites. Tout le monde prétendait que ce serait l’événement astronomique de l’année. Les observateurs passionnés se sont rassemblés pour la voir, même si la majorité des gens l’ont ignorée. S’ils avaient imaginé ce qui l’accompagnerait, ils s’y seraient peut-être plus intéressés. Mais… comment auraient-ils pu deviner ? Personne ne le pouvait. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que des choses bizarres ont commencé à se produire juste après. Les premiers cas ont été confondus avec une sorte de résurgence de la rage, mais cette théorie est partie en fumée dès les premiers rapports consacrés à des humains contaminés et agressifs. Bien entendu, le traitement à réserver à ces tarés est le même que pour les chiens dangereux. Une balle dans la tête.

Je n’oublierai jamais ma première goule. C’était la nuit et je rentrais en voiture. Un cerf m’a coupé la route. Je me suis arrêté pour constater les dégâts… et vérifier que c’était seulement un animal, hein. C’est là que je l’ai vu en détail, grâce à la lumière des phares. C’était bien un cerf, pas de souci. Mais il était à moitié décomposé, pourrissant sur pattes, comme s’il était mort depuis je ne sais combien de temps. Et à ce moment-là, il s’est remis debout, très lentement. Et il s’est jeté sur moi !

« La Nuit du Météore » commence de façon assez banale pour les personnages joueurs, mais les choses dégénèrent très vite et échappent à tout contrôle. Que les PJ aient voulu observer la pluie d’étoiles filantes ou qu’ils n’en aient rien eu à cirer, cela va changer leur vie à tout jamais. Cet événement céleste est porteur d’un type inconnu de radiations cosmiques, qui ne manqueraient pas d’intéresser les scientifiques si elles ne s’accompagnaient pas d’« effets secondaires ». En l’espace de quelques heures, ces retombées deviennent apparentes, même si au début, personne ne fait le lien. En fait si, certains le font, mais tout le monde les prend pour des fous. Mais les défunts se réveillent et émergent de leurs tombes, des casiers des morgues et des boîtes à chaussures enterrées au fond des jardins… Car les radiations ne touchent pas que les humains. Logique, non ?

Soumis à cette influence surnaturelle, toutes sortes de cadavres se relèvent, avides de chair fraîche. Et pendant que le rayonnement s’étend peu à peu sur toute la surface du globe, les légions de morts-vivants poussent le monde vers l’abîme. Car le phénomène n’affecte pas seulement les dépouilles les plus récentes, mais tous les trépassés, des bestioles écrasées sur le bas-côté des routes aux macchabées antédiluviens sur lesquels il ne reste plus que quelques lambeaux de peau desséchée sur les os, en passant par les momies des musées. Et les victimes des goules ne sont pas les seules à se relever : tous les défunts reviennent, sans exception !

Les PJ doivent se battre pour survivre aux hordes de goules, qu’il s’agisse de leurs anciens voisins ou de leurs animaux de compagnie autrefois chéris. Tous sont à présent des cadavres ambulants, des morts-vivants décérébrés, ranimés au mépris des lois de la nature par une force venue d’ailleurs. Leurs corps décharnés et pourrissants ne ressentent pas la douleur et il n’existe que deux moyens de les arrêter de façon définitive : leur détruire le cerveau ou les décapiter. La nuit promet d’être longue…

Scénario 1 : Mode Post-Apocalypse

Le traitement d’E.D.E.N. et de George O’Bannon a fonctionné. En quelques semaines, le taux de réanimation a baissé de plus de trente pour cent. Quelques mois après, le phénomène de « désanimation » a commencé : les goules se sont spontanément effondrées, revenant à leur état naturel de cadavres. Trois ans plus tard, il n’en subsistait plus aucune.

Bien entendu, les gens prétendent qu’aujourd’hui, nous sommes tous devenus des morts-vivants d’un genre différent. Ils n’osent le faire que loin des oreilles indiscrètes ou des drones, bien sûr, à moins de souhaiter finir dans l’un des centres de rééducation d’E.D.E.N.

Forcément, cette organisation possédait quelque chose dont la planète avait besoin comme jamais : O’Bannon détenait le dernier espoir de salut de notre civilisation. C’est pourquoi il a fixé les prix à sa guise. Les gouvernements, pris à la gorge, n’ont eu d’autre possibilité que d’accepter. L’ont-ils fait en connaissance de cause ? Bon nombre de détails ont probablement été finalisés bien plus tard. Mais il est certain qu’ils n’avaient pas le choix. Et à présent, tout appartient à E.D.E.N.

Tout… et tout le monde.

Les radiations des « météorites » ont mis la planète à genoux. Sur toute la surface du globe, les zombies ont écrasé les militaires et fait sombrer les nations dans le chaos. Partout, les humains morts-vivants ont surpassé les vivants en nombre, sans parler des myriades d’animaux-goules. Sans les efforts d’une corporation et de son fondateur, notre civilisation aurait bel et bien disparu.

George O’Bannon et sa compagnie, E.D.E.N., ont développé un moyen permettant de neutraliser ce rayonnement nocif, et même d’en contrer les effets. Non seulement sa technique empêche les gens de se transformer après leur décès, mais elle ramène également les créatures existantes à leur état d’origine. Néanmoins, O’Bannon est un homme d’affaires et il n’allait certainement pas se séparer gratuitement du produit le plus coûteux de l’histoire (en fait, le terme « homme d’affaires » n’est pas vraiment exact : « mégalomane » semble bien plus adapté…). Toutefois, même s’il était possible de mettre un prix sur la fin de l’apocalypse des goules, les gouvernements, dépassés et au bord du gouffre, n’auraient pu le payer.

Au final, les dirigeants politiques du monde entier ont payé leur quote-part de la solution de plusieurs façons. Lesquelles ? Des reconnaissances de dettes de la taille de PIB et des contrats d’exclusivité pour tout, de l’équipement militaire à de la nourriture pour les milices locales. Des armées d’avocats ont rédigé d’innombrables accords. Certains d’entre eux semblaient insignifiants, mais la majorité se sont avérés d’une ampleur sans précédent. Des millions de mots pour dresser un seul et unique constat : E.D.E.N. contrôle tout.

Dans certaines nations, le pouvoir appartient encore en façade à un gouvernement civil, mais E.D.E.N. dirige en sous-main. Ailleurs, des drapeaux au blason d’E.D.E.N. Flottent au-dessus des bâtiments officiels. Dans les faits, que les pouvoirs publics l’admettent ou non, E.D.E.N. règne bel et bien en maître. Dans les pays du tiers monde, l’entreprise est à la tête de toutes les usines et accapare les bénéfices. Dans les démocraties, elle manipule les élections. Les économies européenne, russe, chinoise et japonaise ont été confiées à E.D.E.N. Aux États-Unis, ses avocats ont réécrit la législation et ses administrateurs décident des décrets. George O’Bannon et son bureau dirigeant sont, sans le moindre doute, les gens les plus puissants et influents qui aient jamais vécu.


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